Vous reprendrez bien un peu de « yuimahru » ?



Collaborer, Coopérer est si c'était la clé ?


Nous le savons tous dans les sociétés primitives, la survie dépendait de la collaboration.

Encore aujourd’hui que ce soit aux Etats Unis, au Portugal ou encore au Bouthan, dans un village quand des habitants ont besoin de construire un toit, tout le village vient aider et peut-être l’année d’après ce sera le tour d’un autre, ça s’appelle l’entraide.

Dans le village de mes grands-parents dans une petite montagne portugaise, je me souviens lorsque j’étais enfant à la saison des moissons, les voisins se rassemblaient par hameaux pour égrainer le maïs ou écosser les haricots. Je me souviens encore des gestes, de l’odeur de l’ambiance, dans des moments festifs de partage intergénérationnel.

Comme le dit Matthieu Ricard, “l’être humain est profondément coopérateur”. Les derniers travaux de fond sur l’évolution mènent à la conclusion que la coopération a été bien plus créative dans l’évolution pour atteindre des niveaux supérieurs de complexité que la compétition.

l’être humain est profondément coopérateur

Selon Martin Novak professeur d’évolution à Harvard et mathématicien, nous sommes de super coopérateurs depuis les organismes monocellulaires jusqu’aux animaux sociaux, dans la lutte pour la vie ensemble et pas forcément l’un contre l’autre.

Aujourd’hui, nous devons passer à un stade de coopération supérieur. Dans l’indice de bien-être de l’OCDE. Étonnamment, les revenus n’arrivent en 13ème position et en 1ère position vient le lien social, savoir que vous avez quelqu’un sur qui vous pouvez compter, à qui se confier, c’est primordial !

L'altruisme, un des secrets de la longévité


Un parfait exemple de la puissance du lien social sur la santé est celui de Ohgimi, le village de la longévité. La préfecture d’Okinawa est réputée pour la longévité de ses habitants.

La proportion de centenaires dans la population y est plus importante que dans toutes les autres régions du Japon. Les maladies cardiaques et les attaques d’apoplexie y sont moins fréquentes que dans le reste du pays, et le nombre de cancéreux inférieur à la moyenne nationale.

Les maladies cardiaques et les attaques d’apoplexie y sont moins fréquentes que dans le reste du pays

Parmi les localités de la préfecture, le village d’Ohgimi est tout particulièrement connu pour la bonne santé et la longévité de ses habitants. Son maire, Rinzo Teruya, explique non sans modestie : « Notre village est pauvre. Les hommes ont toujours travaillé comme charpentiers itinérants pendant que les femmes se consacraient à l’éducation des enfants. C’est tout. Nous sommes étonnés quand on nous présente comme le « village de la longévité. »

Une piste, l’alimentation…

La plupart des Japonais consomment trop de sel. L’île d’Okinawa et son archipel des Ryukyu sont la seule région dont la consommation de sel par habitant n’excède pas la quantité recommandée par le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-Etre : moins de 10 g par jour. Ce régime alimentaire est aussi très différent de celui des villages du nord du Japon : les habitants d’Ohgimi mangent 2,5 fois plus de viande, 1,5 fois plus de légumineuses et 3 fois plus de légumes verts...


Et si c’était le style de vie ?

La plupart des personnes âgées vivent seules ou avec leur conjoint, mais, selon le professeur Kazuhiko Taira, de l’Université des Ryukyu, « les échanges entre voisins sont extraordinairement ouverts et profonds »

Aujourd’hui encore, le yuimahru, expression du dialecte local qui désigne l’esprit d’entraide, reste enraciné dans la population.

Ce style de vie rural n’est peut-être pas adapté aux villes où travaillent une grande quantité de Japonais. Et même sur l’île d’Okinawa, le changement rapide du mode de vie dans les zones urbaines, fait craindre pour l’avenir des traditions qui sont de moins en moins transmises aux jeunes générations.

Certains estiment qu’il serait prioritaire pour ces « villages pauvres » de s’enrichir et voient leur mode de vie comme précaire. Ils vivent, naissent et meurent ensemble. La qualité de cette longévité est attribuée à la qualité du lien social, un lien social diversifié, riche.

Des études scientifiques ont été faites - un vrai lien social donne une meilleure santé mentale, une plus grande longévité, un système immunitaire plus fort, moins de maladies cardiaques, moins d’addictions et moins de démence sénile. On peut douter de l’altruisme et c’est vrai, il y a parfois des simulacres d’altruisme avec des motivations égoïstes.

La qualité de cette longévité est attribuée à la qualité du lien social, un lien social diversifié, riche.

D’après les études menées ces 20 dernières années, l’évolution nous a équipé de cette faculté de prendre soin de l’autre. Notre espèce est programmée pour prendre soin de l’autre, cela vient principalement de l’instinct parental qu’il soit paternel ou maternel, c’est biologique. Nous n’avons pas besoin de le cultiver mais souvent cela reste limiter à notre cercle proche.

Alors comment l’étendre à un cercle plus large ? Là cela demande un petit effort… Coopin va t’y aider très bientôt, inscris-toi

Pour une meilleure santé, pour une meilleure qualité de vie, l’occident est-il prêt pour un peu plus de “yuimahru” (esprit d’entraide) ?

La suite dans un prochain article sur www.coopin.io ou alors mieux on se fait un live ?

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Avec Coopin, prend soin de toi pour mieux prendre soin des autres

extrait Thèse pro Albertina DA FONTE MBA-MCI 2018-2019, Marketing digital et promotion à la santé


 
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